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Historique du Gouët

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Historique

Le Gouët (Ar Goued en breton) est un fleuve français situé dans le département des Côtes d'Armor. Long de 45 km, a ses sources sur la commune du Haut-Corlay : il y naît au pied de la colline de Kerchouan où sourdent les premières eaux de l'Oust. Le cours est régulièrement ponctué de gros blocs de granit. Sa pente générale est peu marquée (6 %), mais avec des ruptures de niveau importantes qui s'accompagnent de versants escarpés - Autant dans le cours principal que dans les affluents, les populations de salmonidés sont dominantes.
Hydrologique, il est très fortement influencé par la retenue de Méaugon, un barrage servant à l'alimentation en eau potable de l'agglomération de Saint-Brieuc. Ce barrage draine 86% de la surface du bassin.Elle est assez exploitée par de nombreux anciens barrages(déversoirs, moulin) et plus récent (barrage de Saint-Barthélémy)

Une rivière tronçonnée en trois parties du fait d'obstacles séparant les populations piscicoles :


- La partie amont, des sources jusqu'à Quintin, draine une zone agricole avec un abondant chevelu de ruisseaux - De faible pente, elle a une largeur moyenne de trois mètres.
- La partie intermédiaire va de Quintin à la retenue de St-Barthélémy (Etang du Gouët). A partir du seuil infranchissable de Quintin, la rivière étale tantôt un cours en méandres, tantôt, elle accélère. Vive petite rivière, elle reçoit au passage deux beaux affluents : le ruisseau du Pas et le ruisseau de St-Germain.
- La partie aval : de Ste Anne du Houlin à la limite de salure des eaux : Le Légué - Un ouvrage marque cette portion : le barrage de St-Barthélémy mis en eau en 1977 en remplacement d'un autre petit barrage. Haut de 45 m, il ferme la vallée et noie sous sept millions de m3 plus de 7 km de parcours qui comptaient parmi les plus beaux. De nos jours, chroniquement victime d'eutrophisation, le lac ne contient que des poissons blancs et des carnassiers.
Le barrage est équipé d'une écluse à poisson de type Borland au fonctionnement déficient, bloquant toute circulation des poissons.
- A l'aval, la rivière poursuit son cours jusqu'à la mer, enserrée entre des berges escarpées, longée par une route jusqu'au Légué où au pied de St-Brieuc, elle se perd dans un bassin fermé par une écluse, formant ainsi un port, mais perturbant les mouvements des migrateurs.

Une longue énumération des nuisances


On dénombre sur cette vallée la quasi-totalité des problèmes affectant une rivière en Bretagne :
- élevages intensifs et hors-sol ;
- activités agroalimentaires avec surcharges des stations d'épuration ;
- un barrage en queue de bassin versant créant une retenue réceptacle de tous les substances enrichissantes résultant des pratiques agricoles ;

La dernière partie, du barrage de St-Barthélémy à l'embouchure est aussi la plus curieuse. La vallée est encaissée, la proximité de la ville se fait plus sentir et le milieu s'artificialise. De plus, le débit est dépendant de la régulation opérée au barrage équipé de deux turbines.

 

Qualité de l'eau

Le Gouët est une eau typiquement bretonne. Elle fait l'objet d'une agriculture intensive sur l'ensemble du bassin versant. Il subit aussi une pollution urbaine en recevant les rejets de plusieurs stations d'épurations dont notamment celle de Saint-Brieuc d'une capacité de 100 000 équivalent-habitants. Enfin, le Gouët subit une pollution engendrée par les industries agroalimentaires.

Début de la rivièreCime de Kerchouan (Harmoye)
Superficie240 km²
CouleurOpaque
Longueur38 km
Largueur3 à 7 mètres
Débit moyen2.042 m3.s-1 mesuré à Saint-Brieuc
Régime Pluvial
Cours d'eauHydrologieituation géographique
Différents débits

Minimum : 0,5 à 1m3/s

Moyen : 3 à 4 m3/s

Elevé : 8-9m3/s, crue au delà de 12 m/s

Période favorableNovembre à mars
Fin de la rivièreLa Manche

Le bassin versant

Le bassin versant : Il alimente le barrage du même nom. Ce dernier fournit chaque année 8 000 000 m3 d'eau à l'agglomération briochine, à la Côte du Goëlo et aux localités du sud de Saint-Brieuc. L'enjeu de la qualité de l'eau est d'importance puisque 200 000 personnes reçoivent chaque année l'eau du Gouët.

Le bassin versant – surface qui alimente cette retenue – a une superficie de 20 000 hectares. Situé au sud de Saint-Brieuc, il présente une situation physique et économique moyenne pour les Côtes d’Armor.

Caractéristiques:

Superficie2 000 ha
Population12 000 hab
Nombre de communes12

Les principales installations d'eau potable

L'usine de production d'eau potable

Construite en 1956, l'usine du Pigeon Blanc est la propriété de la Commune de PLERIN ;

Historique de l'usine

" 1974 renforcement du débit de traitement à 120 m3/heure
" 1987 l'eau brute est pompée dans le barrage de Saint Barthélémy
" 1996 traitement des pesticides par charbon actif en poudre
" 1999 étude d'évolution de la production


Réservoirs

Usine de production le Pigeon Blanc 120 m3
Réservoirs le Sépulcre 200 m3
Sainte Croix 3000 m3
Terrain des sports 500 m3
Les Rosaires 200 m3
Bon Repos 100 m3
Le Grippet 150 m3


La structure de gestion du service de distribution d'eau potable

La production, le traitement et la distribution publique d'eau potable ont été confiés à la Compagnie Générale des Eaux par contrat d'affermage avec effet le 29 mai 1975 pour une durée de trente (30) ans ; il prendra fin le 31 décembre 2005.

Six (6) avenants ont été apportés dont le principal concerne le déplacement de la prise d'eau dans le barrage de Saint Barthélémy à la demande du Préfet.


La société Générale des Eaux assure :

-Gestion du service : fonctionnement, surveillance, entretien des installations, relevé compteur,
-Gestion des abonnés : accueil, facturation,
-Mise en service des branchements,
-Entretien des branchements, canalisations, compteurs, équipements, le renouvellement des canalisations, branchements, compteurs et équipements électro-mécanique.


La Collectivité assure :

Le renouvellement des ouvrages de traitement, du génie civil et les nouveaux réseaux. Elle conserve la propriété des équipements de production d'eau potable, de stockage et du réseau d'adduction d'eau

Les ressources en eau

Une ressource principale communale : l'usine de production d'eau potable du Pigeon Blanc, alimentée par l'eau de la retenue de Saint-Barthélémy au niveau du barrage du Gouët. Elle approvisionne également les abonnés du réseau de Pordic.

Une ressource d'appoint : L'importation d'eau du Syndicat Mixte de la Côte du Goëlo permet d'assurer la continuité du service même en cas d'arrêt momentané de la production.

L'eau et assainissement

 

La place de la régie de St Brieuc dans l'organisation et la gestion de l'alimentation en eau potable à St Brieuc et dans ses environs

Les modalités de la maîtrise de l'alimentation en eau potable par la régie de St Brieuc

Pour répondre aux besoins nés du fort développement de la commune, St Brieuc utilise depuis le début des années 1960, la ressource de la rivière Le Gouët.. En 1976, le Conseil Général fait construire sur cette rivière (1) un barrage d'une capacité de 7 millions de m3. Une prise d'eau alimente la station de traitement de St Barthélémy et autorise son fonctionnement à pleine capacité, soit 24 000 m3 par jour. La ville de St Brieuc dispose d'une position stratégique qui lui permet en produisant le double de ses besoins propres, d'assurer l'alimentation en eau des collectivités voisines, Ploufragan, le syndicat mixte de la Côte du Goëlo (SMCG) et le syndicat mixte du Tertre Montorin ( SMTM), respectivement depuis 1979 et 1983.

Le développement de la capacité de production de la régie répond à la volonté de la ville de St Brieuc de s'assurer les moyens de maintenir son mode de gestion en régie. La création en 1991 du syndicat mixte du barrage du Gouët (SMBG), d'une part, outil de la politique de la reconquête de la ressource en eau brute , d'autre part, favorisant l'interconnexion des réseaux dans le cadre du schéma départemental d'alimentation en eau potable, répond essentiellement à l'objectif de mutualiser les investissements en bénéficiant d'un effet d'échelle résultant de l'élargissement de l'aire d'influence de la régie. La ville répercutait déjà dans ses ventes extérieures, à raison de 0,20 F (0,03 €) par m3, l'amortissement de ses investissements initiaux. Les charges du barrage, restées à la charge de la seule ville de St Brieuc et les investissements nouveaux ont été pris en charge par le SMBG, dès sa création, la ville y contribuant en sa qualité d'adhérent. En outre, la ville de St Brieuc peut par l'intermédiaire du SMBG, sans être directement adhérente du SDAEP (2), bénéficier des avantages financiers en matière d'investissement.

Mise à jour le Vendredi, 10 Avril 2009 17:23